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Descripción de Gavarnie
Por Victor Hugo (1802–1885)

From “Dieu” 

Et maintenant regarde : Un cirque ! un hippodrome,
Un théâtre où Stamboul, Tyr, Memphis, Londres, Rome,
Avec leurs millions d’hommes pourraient s’asseoir,
Où Paris flotterait comme un essaim du soir !
Gavarnie ! un miracle ! un rêve ! Architectures
Sans constructeurs connus, sans noms, sans signatures,
Qui dans l’obscurité gardez votre secret,
Arches, temples qu’Aaron ou Moïse sacrait,
O champ clos de Tarquin où trois-cent milles têtes
Fourmillaient, où l’Atlas hideux vidait ses bêtes,
Casbahs, At-meïdans, tours, Kremlins, Rhamséions,
Où nous, spectres, venons, où nous nous asseyons,
Panthéons, parthénons, cathédrales qu’ont faites
De puissants charpentiers aux âmes de prophètes,
Monts creusés en pagode où vivent des airains,
Aux plafonds monstrueux, sombres ciels souterrains,
Cirques, stades, Elis, Thèbe, arènes de Nîmes ;
Noirs monuments, géants, témoins, grands anonymes,
Vous n’êtes rien, palais, dômes, temples, tombeaux,
Devant ce colysée inouï du chaos !
Vois : l’homme fait ici le bruit de l’éphémère :
C’est l’apparition, l’énigme, la chimère
Taillée à pans coupés et tirée au cordeau.
L’aube est sur le fronton comme un sacré bandeau,
Et cette énormité songe, auguste et tranquille.
Morceau d’Olympe ; reste étrange d’une ville
De l’infini, qu’un être inconnu démembra ;
Cour des lions d’un vague et sinistre Alhambra ;
Gageure de Dédale et de Titan ; démence
Du compas ivre et roi dans la montagne immense ;
Stupeur du voyageur qui suspend son chemin ;
Exagération du monument humain. .
Jusqu’à la vision, jusqu’à l’apothéose ;
Monde qui n’est pas l’homme et qui n’est plus la chose ;
Entrée inexprimable et sombre du granit
Dans le rêve, où la pierre en prodige finit
Problème ; précipice édifice ; sculpture
Du mystère ; œuvre d’art de la fauve nature ;
Construction que nie et que voit la raison,
Et qu’achève, au delà du terrestre horizon ;
Sur le mur de la nuit, la fresque de L’abîme ;
C’est Vignole à la base et l’éclair sur la cime.
C’est le spectre de tout ce que l’homme bâtit,
Terrible, raillant l’homme, et ;le faisant petit.

Gavarinie  Albumen print

Autor: F. Maxwell Lyte 
Título: Cirque de Gavarnie, Haute Pyrénées 
Año: 1860 (ca) 
  
Técnica: Albumen silver print 
Dimensiones: 27.3 x 31.7 cm 
  
Localización: National Gallery of Canada 
Gift of David Lewall, Andorra, and of Edward and John Lewall, British Columbia, 2003, no. 41331 

Tomado de: http://www.luminous-lint.com/__phv_app.php?/p/F_Maxwell__Lyte/

Voyage aux pyrenees

“Nature never deceives you: the rocks, the mountains, the streams, always speak the same language; a shower of snow may hide the verdant woods in spring, a thunder-storm may render the blue limpid streams foul and turbulent; but these effects are rare and transient: in a few hours, or at most in a few days, all the sources of beauty are renovated. And nature affords no continued trains of misfortunes and miseries, such as depend upon the constitution of humanity; no hopes forever blighted in the bud, no beings, full of life, beauty, and promise, taken from us in the prime of youth. Her fruits are all balmy and sweet; she affords none of those blighted ones, so common in the life of man, and so like the fabled apples of the Dead Sea, fresh and beautiful to the sight, but, when tasted, full of bitterness and ashes.”

Sir Humphry Davy.

Las fotos antiguas del Pirineo me hacen sentir una nostalgia especial. En particular esas fotografías que atacadas por el paso del tiempo todavía resisten y dejan ver un esplendor pasado, y nos transportan a la época fundacional del pirineismo. Como esta foto. Aunque en realidad la tomé en 2011. Pero me gusta el aspecto que ha tomado después de procesarla. Y así quiero empezar una sección de fotografías evocadoras y de homenaje a los fotógrafos que recorrieron el Pirineo antes que nosotros.

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“L’ideal du pyrénéiste est de savoir à la fois ascensionner, écrire et sentir. S’il écrit sans monter, il ne peut rien. S’il monte sans écrire, il ne laisse rien. Si, montant, il relate sec, il ne laisse rien qu’un document, qui peut être il est vrai de haut interêt. Si -chose rare- il monte, écrit et sent, si en un mot il est le peintre d’une nature spéciale, le peintre de la montagne, il laisse un vrai livre, admirable”

Henri Beraldi (1849 – 1931)